La
gare de l'ancienne commune de Ferrières était fréquentée par les
habitants des secteurs de Guyor et Montagnol, des communes du Bez et de
Castelnau-de-Brassac.
Cette gare était construite en bois sur deux niveaux avec une
couverture en tuile mécanique.
Elle comprenait une salle pour les voyageurs,
une halle
de dépôt pour le fret avec un quai pour le
déchargement. Comme dans la plupart des gares, elle disposait d'un
embranchement parallèle pour le croisement ou le stationnement de
wagons ou locomotrices. Après
l'arrêt de la ligne et son déferrement, les bâtiments de cette gareont
été maintenus pendant quelques années comme abris et pour du stockage.
Mais, mal entretenus, ils ont été détruits dans les années 1970
et
remplacés par une aire de
stationnement communale.
Fréquentation de la gare de Ferrières
Le petit train connaissait parfois une
fréquentation exceptionnelle
avec des groupes de touristes, de scolaires et même des maquisards à la
fin de la guerre.
Sur
la photo ci-contre, il s'agit d'un groupe de pèlerins acheminés par
deux autorails depuis Castres
jusqu'à la gare de Ferrières.
Les convois quittaient
l'emprise de la gare de Ferrières
et
s'enfonçaient en sous-bois
dans un environnement de fougères scolopendre, d'Osmonde royale ou
de Polistic à soies.
Entre autres.
Ils allaient
desservir la halte de Saint-Agnan, avec arrêt préalable, facultatif, à
Maynadier.
La voie verte emprunte la
plate-forme de la voie
déferrée,
ensite propre,
derrière une barrière
et au-dessus d'un passage d'eaux
anonymes.
Le Petit Train,
au travers du bois
de Rives,
surplombait l'Agout,
sur la rive opposée de laquelle, "la route du barrage", actuelle D 66, s'en va
confluer avec la D 622 après avoir desservi Record, Guior Bas et Haut.
Les eaux de l'Agout, réparties entre le canal d'amenée du Moulin de Record et trois branches de la rivière,
Substitution d'une Société anonyme à la Société Centrale des chemins de
fer et tramways et M. Lemonnier, concessionnaires.
- En conformité de
l'article 16 de la convention passée avec le département, une Société
anonyme a été constitué, le 11 juillet 1901,
sous la dénomination de "Compagnie des Chemins de fer départementaux ;"
cette Société sera substituée aux concessionnaires, après approbation
par le Conseil Général, au moyen d'un décret délibéré en Conseil d'Etat.
Un rapport spécial, faisant
connaître l'avis des Ingénieurs du Contrôle sur
cette question, sera produit à bref délai.
De
vieux écrits apportent la preuve qu'une partie du Moulin fut édifiée en
1602 par Monsieur de Gartoule, Seigneur de Belfortès.
D'autres vieux documents anciens apportent
la preuve que ce moulin
existait bel et bien avant ; les traces de son existence remontant à
plus de 600 ans.
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, le moulin tournait, tournait…
Les
derniers Meuniers connus du Moulin sont Jules Passabosc (1865 -
1919), puis les générations Corbière de père en fils,
avec Paul Corbière (1888 - 1944)
et encore Paul
Corbière (1914
- 1988).
La mise
en service du Barrage EDF de Record a scellé le sort de notre
Moulin qui, faute d'eau, s'arrêtait de tourner en 1960.
Il
possède toujours ses neuf conduites forcées qui actionnaient,
au temps de sa "grandeur", trois meules à grain, deux meules à huile
(transformées en turbines électriques au début du siècle), une scie
battante et une scie circulaire, un blutoir etc...
Après
plus de 50 ans de silence et d'oubli, une meule à grain et une meule à
huile y tournent de nouveau depuis 1998
grâce à la rénovation et des
travaux gigantesques effectués par un couple d'amoureux.
Ils ont fait
du Moulin de Record le
dernier moulin à eau sur l'Agoût Tarnais, possédant les 2 types de meules, et surtout le seul où l'on
peut voir tourner une meule à huile dans tout le Tarn.
Et courant 2018
sera installée une turbine du 21e siècle à côté de la meule à farine du
Moyen Âge, destinée à produire de l'électricité.
Forces
motrices de l'Agout. Un décret
paru hier au journal officiel autorise cette société à entreprendre ses
travaux en vue de l'aménagement d'un réservoir d'un million de mètres
cubes sur l'Agout au moyen d'un barrage
à établir à Record
sur le territoire des communes de Castelnau-de-Brassac, Ferrières et
Bez (Tarn). Le même décret déclare ces travaux d'utilité publique.
EDF
entretient ses équipements : les données et modèles affinés après
études des crues extrêmes ont conduit l'entreprise à améliorer les
performances des barrages sur l'Agout. C'est ainsi qu'après La Raviège
en 2015,
le chantier de construction d'un nouvel évacuateur de crues
vient de se terminer au barrage de Record après deux années de travaux.
Comme à La Raviège, EDF a fait le choix de construire, un évacuateur de
type "PKWeir" - Piano Key Weir – qui signifie "touches de piano" en
référence à la forme de l'ouvrage. Il s'agit d'une innovation d'EDF,
faisant référence au niveau mondial, et qui permet de faire passer
quatre fois plus d'eau qu'un simple mur déversant de même longueur. Le
chantier a nécessité une année de préparation en concertation avec tous
les acteurs du territoire, puis pendant deux autres années, ce sont 3,5
millions d'euros qui ont été investis pour plus de 30 000 heures de
travail !
Ce barrage construit en 1924 à
usage agricole avait déjà subi
des modifications en 1956, il
fait 16 mètres de hauteur. Grâce à ces modifications, il pourra
désormais mieux évacuer les crues extrêmes qu'avant les travaux
lorsqu'il ne possédait que 4 vannes...
Ce chantier vient
achever un programme de travaux d'envergure sur la vallée de l'Agout avec
au total plus de 12 millions d'euros investis par EDF. Dans le Tarn, 25
% de la consommation électrique sont issus de la production
hydroélectrique et les 350 millions de kilowattheures dégagés par les
installations sur l'Agout et l'Arn équivalent à la consommation des
villes de Castres et Mazamet.
Mis en service fin 2016, le
barrage de
Record a passé avec succès son premier gros test, le 14 février
dernier, il a permis d'évacuer efficacement les
300 mètres cubes d'eau
par seconde, débit équivalent à une crue décennale.
Maçonnée, voûtée, la galerie a conservé son inclinaison primitive d'avant la mise en eau du barrage.
Le barrage de Record offre des
milieux peu fréquents localement.
Ici on peut observer des formations
rares,
telles que les roselières (lieux où
poussent des roseaux),
dominées par le Phalaris et l'Iris jaune,
ainsi
que des boisements de Saule roux avec des Reines des prés et des
Cardamines à sept folioles.
Le nouveau barrage attire des espèces telles que le Grand Cormoran, le
Milan noir, et même la Genette commune.
1935
Certains auteurs, à l'esprit fertile, n'ont-ils pas imaginé que les
rocs du Sidobre,
à
forme fréquemment de dolmens et de menhirs, constituent les premiers
monuments élevés à la Divinité par des peuples qui ne connaissaient pas
encore les Arts ?
Les
forêts du Haut-Languedoc Hêtraie Ferrières-Luzières
La forêt est ici dominée par le Hêtre
avec souvent un sous-bois clairsemé où
s'épanouit en fin d'hiver, l'Erythrone dent de chien.
La hêtraie
constitue la forêt naturelle des Monts de Lacaune et du Sidobre, on la
trouve ici surtout sur les versants exposés au Nord. Elle est remplacée
par les chênaies sur les versants plus chauds et secs. Les vieux
peuplements, avec de gros arbres et arbres morts sont de véritables
réservoirs de biodiversité.
Les trous creusés par les pics, comme le Pic noir, constituent des gîtes
pour de nombreuses espèces de chauves-souris et d'oiseaux. Quant au
bois mort, il constitue le lieu de vie de nombreux insectes comme le
Lucane cerf volant, mais aussi de lichens et champignons comme
l'Amadouvier. 1901 Embranchement de Brassac.
Le tracé de l'embranchement de
Brassac est complètement piqueté sur
le terrain et, selon toute probabilité, le projet définitif sera soumis
à l'approbation du Conseil Général, dans sa session du mois d'août
prochain.
Le
Service du contrôle a proposé d'approuver les propositions
de la Compagnie concessionnaire, sous certaines réserves.
Embranchement de Brassac
Le projet de tracé définitif de cette ligne a été approuvé par le
Conseil Général dans sa séance du 22 août 1901.
Les
projets de détails et d'exécution ont été présentés par la Compagnie
concessionnaire dans le courant du mois de
février dernier,
c'est-à-dire 18 mois après.
La
Compagnie poursuit encore les formalités d'expropriation ; mais nous
croyons que les travaux pourraient êtrecommencés à bref délai.
Le tracé définitif de
l'embranchement de Brassac, d'une longueur de 12 k. 253 m. a été approuvé le
2 août
par le Conseil Général ; les emplacements des stations et des
haltes ont
été fixés, après enquêtes, par la Commission
départementale dans sa séance du 23 octobre 1901.
Le plan parcellaire de l'embranchement est arrêté
et
il est probable que le dossier à soumettre à l'enquête sera produit
dans le courant du mois de mars.
Un
grand nombre d'ouvriers travaillent avec activité à l'embranchement de Brassac au Bouïssas,qui doit relier notre village à la ligne de Castres à Murat.
On croit que l'ouverture de la
ligne coïncidera avec celle de la ligne de Vabre. Ce serait à désirer
mais il est fort à craindre que le préfet, malgré la "ferveur de ses
sentiments sympathiques" ou "l'indéfectibilité de son républicanisme",
n'en décide autrement.
-
Au mois d'août dernier, j'avais déposé un vœu en
faveur de l'organisation du service des colis postaux sur
l'embranchement de Brassac et le Conseil Général l'avait pris
en
considération.
Je serai reconnaissant à M. le Préfet de vouloir bien
nous faire savoir quelle suite a été donnée à ce vœu.
M.
LE PRÉFET.
- Vous connaissez la situation du département vis-à-vis de
la Compagnie concessionnaire des chemins de fer départementaux et vous
devez bien penser que les négociations de l'Administration avec cette
Compagnie sont assez difficiles.
J'ai insisté auprès de la Compagnie
dans le sens du vœu émis par l'Assemblée départementale, mais faute de
moyens de coercition, il n'a pas encore été possible d'obtenir une
solution.
M.
X. DUBERNARD.
- Il est assez inexplicable que ce service
existe pour Roquecourbe et ne puisse être établi pour
Brassac.
M.
LE PRÉFET.
- Votre interpellation s'adresse
plutôt à la Compagnie qu'à mon Administration. M.
VIEU.
-
En réponse à la question posé
tout à l'heure par M. Reille
au sujet des lettres de voiture entre Castres et Vabre, je puis donner
l'assurance au Conseil Général que cette affaire a
été portée devant M.
le Ministre des Travaux publics ; je suis intervenu personnellement pour
obtenir une solution favorable et il y a lieu d'espérer que les
intéressés recevront prochainement satisfaction.
L'embranchement du Bouissas à Brassac a été mis en service le 19
mars 1906.
1906
CASTELNEAU-DE-BRAS
SAC
Accident
Jeudi
dernier, le nommé Louis Malhié, 29 ans, charpentier travaillait à
l'agrandissement de la tranchée de la
Pausarié,
sur la ligne de chemin de fer de Brassac à Castres.
En chargeant
un coup de mine avec de la poudre comprimée, une cartouche
s'arrêta dans la partie supérieure du trou. Malhié
essaya de la faire descendre jusqu'au fond à l'aide d'un
bourroir en bois, lorsque soudain la cartouche a fait explosion, sans
qu'il ait été possible d'expliquer comment.
Le
chef de chantier qui assistait à l'opération fut
violemment projeté en arrière et eut quelques contusions
sans gravité. Il n'en est pas de même de Malhié qui
se trouvait le plus rapproché et tenait le bourroir. Il a
été brulé à la figure et chose plus grave,
l'œil gauche a été atteint et on craint qu'il ne
soit complètement perdu.
La voie verte, à un ancien
passage à niveau, quitte sa chaussée en site
propre pour une voie qu'on suppose partagée.
UTM :31 T 455813
4831954 LIGNE DE CASTRES A
MURAT. EMBRANCHEMENT DE BRASSAC. - PROJET DE
TRACÉ DÉFINITIF.
J'ai l'honneur de communiquer au
Conseil Général, en double expédition, un dossier présenté par le
concessionnaire en vue de l'approbation du projet de tracé définitif de
l'embranchement de Brassac (ligne de Castres à Murat).
D'après le rapport de MM. les
Ingénieurs, joint au dossier, le projet de tracé définitif de
l'embranchement de Brassac est bien établi, sauf en ce qui concerne l'arrêt de Maynadier,
dont le profil en long devrait être amélioré, en raison des fortes
pentes projetées avant et après l'emplacement de cet arrêt,
sous la réserve que la pente de 0m 005
entre les points kilométriques 8k 515m 60
et 8k 600 sera remplacée par un
palier de même longueur.
EMBRANCHEMENT
DE BRASSAC.
DEMANDE DE CRÉATION D'UN ARRÊT
FACULTATIF Á LA MAYNADIER.
Par
une pétition du 28
mars 1906 divers habitants des communes de
Castelnau-de-Brassac et du Bez demandent la création d'un arrêt
facultatif à la Maynadier, sur l'embranchement de Brassac.
Le
Conseil municipal de Castelnau-de-Brassac, qui a formulé une demande
semblable, déclare dans sa délibération que Mme Monnerot,
propriétaire à la Barbazanié, donnera gratuitement le terrain
nécessaire à l'établissement de l'arrêt.
J'ai l'honneur de
vous communiquer ces deux requêtes avec un rapport de M. l'Ingénieur en
chef du département.
La Compagnie
des chemins de fer départementaux du Tarn,
consultée par
application de l'article 9, § 8 du cahier des charges, a fait
savoir
qu'elle était disposée à admettre la création de l'arrêt facultatif de
la Maynadier sous les conditions suivantes : a) l'arrêt des
trains n'aura lieu que lorsqu'il y aura des voyageurs à prendre ou à
laisser ;
Je vous prie, en conséquence, de
vouloir bien approuver le projet présenté par le concessionnaire. b)
la Compagnie n'aura à supporter aucun frais de quelque nature que ce
soit pour ou à la création de cet arrêt ou pour son
fonctionnement ; c)
un trottoir de 60 mètres de longueur avec bordure en gazon et
poteau indicateur sera établi aux frais exclusifs des intéressés avant
la mise en service de l'arrêt ; d)
l'arrêt étant créé à titre d'essai, il ne sera procédé à aucune des
formalités prévues par l'article 9 du cahier des chargesau
cas où l'arrêt serait ultérieurement créé à titre définitif ;la
Compagnie serait indemnisée de tous les frais nécessités par les
formalités administratives. D'après
M. l'Ingénieur en chef, des quatre conditions posées par la
Compagnie,
celles qui figurent sous les lettres a et c peuvent être
accueillies sans inconvénient ;elles
ne font d'ailleurs que reproduire les prescriptions du cahier des
charges.
La
partie de la réserve b relative à la construction de l'arrêt ne
peut
donner lieu à aucune contestation, les frais de premier établissement
n'incombant pas àla
Compagnie.
Mais il n'en est pas de même en ce qui concerne les frais qui
découlent du fonctionnement ou de l'entretien de l'arrêt ; la
Compagnie qui encaissera les recettes de l'arrêt doit supporter les
menues dépenses correspondantes ; en
aucun cas d'ailleurs le Département ne doit intervenir dans les
dépenses d'exploitation ; 3°
que les frais de premier établissement de l'arrêt (terrains et travaux
du trottoir), évalués à 250 francs, seront supportés par les
intéressés
(communes ou particuliers) ; 4°
que l'autorisation d'ouvrir cet arrêt n'est accordée par le Conseil
Général que sous la réserve expresse que la Compagnie prendra à sa
charge tous les frais de quelque nature que ce soit pour ou à
l'occasion du fonctionnement ou de l'entretien de l'arrêt ; 5°
qu'une enquête ayant déjà eu lieuen 1901pour
l'arrêt de la Maynadier, il n'y a pas lieu de la renouveler
actuellement.Quant à la condition de M. l'Ingénieuren
chef, je ne pense pas qu'il y ait lieu de s'y arrêter.
En
effet, l'enquête sur
l'arrêt de la Maynadier a
déjà
eu lieu et n'a soulevé aucune observation ; il semble dès
lors
qu'une
nouvelle enquête, qui ne serait que la répétition de celle de 1901, pourrait être
supprimée.
En conséquence, et sur la proposition de M. l'Ingénieur en chef,je
soumets à votre examen la demande d'établissement d'un arrêt sur
l'embranchement de Brassac,au point kilométrique 31k 477mau
lieu ditLa Maynadier.
Si le principe de la création de cet arrêt est admis par
le Conseil Général, vous pourrez décider :
1° que l'arrêt des trains y sera facultatif ;
2° que la Compagnie
n'aura à supporter aucun frais d'aucune nature que
ce soit; pour ou à l'occasion de l'arrêt ; 3°
que les frais de premier établissement de l'arrêt (terrains et travaux
du trottoir), évalués à 250 francs, seront supportés par les
intéressés
(communes ou particuliers) ;
4°
que l'autorisation d'ouvrir cet arrêt n'est accordée parle Conseil
Général que sous la réserve expresse que la Compagnie prendra à sa
charge tous les frais de quelque nature que ce soit pour ou à
l'occasion du fonctionnement ou de l'entretien de l'arrêt ;
5°
qu'une enquête ayant déjà eu lieuen 1901pour
l'arrêt de laMaynadier, il n'y a pas lieu de la
renouveler actuellement.
1907
Ligne de Castres à Vabre et à Brassac.
Conformément à la décision du Conseil Général dans sa session d'octobre 1906,
la Compagnie
vient de présenter le projet
d'un arrêt à la Maynadier, sur
l'embranchement de Brassac.